close

Comment pouvons-nous vous aider?

Nous n’avons peut-être pas toutes les réponses, mais toutes les questions sont les bienvenues. N’hésitez pas à nous adresser vos demandes relatives aux médias, vos questions concernant l’adhésion ou le partenariat non politique, vos idées ou vos demandes. Nous sommes impatients de vous lire, dans n’importe quelle langue officielle de la Confédération ou en anglais.

How can we help? FR
I hereby confirm that I have read and agree with the privacy policy. *

Devenez membre our partenaire

Vous avez d’autres questions sur la procédure à suivre pour devenir un membre de digitalswitzerland ou un partenaire apolitique de notre fondation ? Nous nous ferons un plaisir de discuter avec vous de nos offres.

Become a member or partner FR
I hereby confirm that I have read and agree with the privacy policy. *

close

Bulletin d’information

Recevez les dernières réflexions sur le numérique directement dans votre boîte de réception. Rejoignez plus de 12 000 autres passionnés du numérique et retrouvez régulièrement notre tour d’horizon de l’actualité, des projets et des idées qui vous inspirent.

Newsletter icon
close

Indépendance et sécurité maximale en matière de cybersécurité – un dilemme ?

Revue de l’événement de session ePower du 1er mars 2022

Lors de son événement de session traditionnel, l’intergroupe parlementaire s’est penché sur un thème de grande actualité et de première importance : la cybersécurité. Le conseiller national Franz Grüter, membre de l’équipe de base d’ePower, a souhaité la bienvenue aux représentant-e-s de haut niveau du monde politique, économique et académique. Le public, tous partis confondus, était unanime : la cybersécurité est le mot d’ordre du moment.

Federal Councillor Ueli Maurer

C’est le conseiller fédéral Ueli Maurer qui a ouvert la soirée. Le chef du Département fédéral des finances n’a laissé aucun doute sur l’importance du sujet : la cybermenace est l’un des quatre principaux risques pour la Suisse. Selon lui, la Suisse est en principe sur la bonne voie et a même le potentiel, grâce à ses excellentes hautes écoles et à son économie innovante, de devenir l’un des pays leaders dans le domaine de la cybersécurité. Il s’agit de viser le titre de leader mondial. Mais pour passer du milieu à la tête du classement, il est nécessaire d’améliorer encore la mise en réseau. Il a donc plaidé pour une collaboration renforcée entre tous les acteurs. Les silos doivent être brisés – entre les unités administratives, mais aussi entre les institutions étatiques, économiques et académiques. Ainsi, l’administration fédérale est en train de réévaluer ses structures et envisage également la création d’un office fédéral ou d’un secrétariat d’Etat à la cybersécurité, a expliqué le conseiller fédéral Maurer. La Confédération regroupe déjà ses compétences au sein du Centre national pour la cybersécurité ou de l’Institut national de test pour la cybersécurité et offre ainsi au monde de l’économie un transfert de connaissances. Il s’agit de rassembler toute l’expertise pour renforcer la cyber-résilience de la Suisse et viser un rôle de leader.

Intervention de Florian Schütz, délégué de la Confédération à la cybersécurité

La cybersécurité est un facteur de succès commercial, a souligné Florian Schütz, délégué de la Confédération à la cybersécurité. Dans son travail quotidien, il soutient les entreprises dans leur cyberdéfense de manière à ce qu’elles ne soient pas trop limitées et puissent se développer à long terme. Mais M. Schütz a également plaidé pour une meilleure considération des cyberrisques par les directions d’entreprise. La protection contre les cyberrisques est une tâche permanente. Malheureusement, il constate encore trop souvent que les entreprises réagissent trop tard ou ne sont tout simplement pas assez préparées. Chaque organisation doit faire ses devoirs et veiller à sa protection. Le rôle de la Confédération est subsidiaire. Dans le débat sur la cybersécurité, il s’agit toutefois de ne pas oublier les nombreuses opportunités qu’offre la numérisation.

Table ronde (d.g.a.d.): Dr. Thomas Rothacher (armasuisse), Dr. Alina Matyukhina (Siemens), Raphael Reischuk, modérateur (digitalswitzerland), Thomas Holderegger (UBS) et Florian Schütz (délégué de la Confédération à la cybersécurité).

Dr. Raphael Reischuk, Vizepräsident des Cybersecurity Komitees von digitalswitzerland, begrüsste als Moderator der Raphael Reischuk, vice-président du comité cybersécurité de digitalswitzerland, a accueilli pour une table ronde les invités Thomas Holderegger, Global Head of Security IT chez UBS et Dr. Alina Matyukhina, Cybersecurity Manager chez Siemens. Ces expert-e-s ont expliqué au public comment ils assurent chaque jour la protection des deux entreprises mondiales contre les cyberrisques. Ils étaient également d’accord sur le fait que des spécialistes bien formés sont une pièce importante du puzzle pour une protection solide. Les entreprises et les autorités sont à la recherche des meilleures personnes dans le monde entier. Dr. Thomas Rothacher, directeur adjoint de l’armement et responsable du domaine de compétences sciences et technologies d’armasuisse, a fait remarquer que dans les domaines très sensibles, un système en réseau peut être plus vulnérable aux attaques. Il a ainsi complété les réflexions des orateurs précédents, qui ont plaidé pour une mise en réseau renforcée, et a montré la complexité du débat sur la sécurité. Florian Schütz a complété la table ronde en évoquant les débats politiques actuels, comme la consultation en cours sur l’obligation d’annoncer les cyber-incidents pour les exploitants d’infrastructures critiques.

Cordiales salutations,
Andreas Hugi, Secrétariat ePower

Berne, le 26. janvier 2022 – De nombreuses entreprises suisses sont de nouveau désespérément à la recherche de main-d’œuvre qualifiée. Une modification ciblée de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration doit contribuer à ce que les étrangers diplômés de hautes écoles suisses puissent, à l’avenir, être engagés plus facilement dans les domaines qui connaissent une pénurie avérée de main-d’œuvre qualifiée. Cette décision a été rendue possible par une motion du Conseiller national PLR et vice-président de digitalswitzerland Marcel Dobler.

Des enquêtes récentes montrent que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée s’accentue à nouveau en Suisse. Des disciplines bien connues telles que l’ingénierie, la médecine humaine, la pharmacie, la technique ou encore l’informatique sont particulièrement touchées [1]. La pénurie aiguë et croissante de main-d’œuvre qualifiée est une réalité avérée depuis des années dans le champ professionnel des TIC [2]. En plus des efforts importants déployés en matière de formation initiale et continue, une modification ciblée de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration (LEI) doit désormais contribuer à atténuer le problème. 

À l’avenir, les diplômés de hautes écoles provenant de pays tiers et formés en Suisse dans les domaines qui souffrent d’une pénurie de spécialistes doivent pouvoir rester sur le territoire sans formalités excessives. Ces derniers ne seront plus soumis aux contingents: une mesure importante pour les cantons économiquement forts, dont les contingents sont en général rapidement épuisés [3]. Si cette demande émane de l’économie numérique suisse depuis des années, le Conseiller national PLR Marcel Dobler avait déjà réclamé des ajustements réglementaires par le biais d’une motion en 2017. Pour Marcel Dobler, une chose est sûre: «Si nous formons en Suisse des spécialistes à grands frais, ils doivent ensuite pouvoir travailler ici. Grâce à leurs études, ils sont bien intégrés et sont immédiatement disponibles comme professionnels recherchés par les entreprises.» Cette motion doit désormais être mise en œuvre par une modification de l’art. 30 de la LEI, soumise en consultation jusqu’au 10 février. 

Stefan Metzer, Managing Director de digitalswitzerland, salue cette proposition et demande sa mise en œuvre rapide à l’échelon de l’ordonnance et dans la pratique. Lui-même a déjà dû renoncer à certaines embauches: «Il y a quelques années, nous voulions engager un diplômé hautement qualifié de l’université de Saint-Gall. Le processus n’a malheureusement pas pu aboutir pour des raisons administratives. Il travaille désormais en Allemagne et les chances qu’il retrouve un jour le chemin de la Suisse sont faibles.» Cette situation serait particulièrement préoccupante dans les professions innovantes qui souffrent d’un manque de main-d’œuvre qualifiée. La Suisse investit dans la formation sans que le marché du travail suisse puisse en tirer le meilleur parti. En outre, nombre de jeunes talents mènent déjà des projets innovants pendant leurs études dans des start-up. C’est exactement le type d’innovation dont la Suisse a besoin.

Consultation sur la LEI: Prise de position complète de digitalswitzerland (en allemand)

Contact médias:
Andreas W. Kaelin, digitalswitzerland, bureau de Berne
Tél. +41 31 311 62 45 │ andreas@digitalswitzerland.com


[1] Indice de la pénurie de main-d’œuvre en Suisse – Université de Zurich: https://www.stellenmarktmonitor.uzh.ch/de/indices/fachkraeftemangel.html

[2] Voir l’étude menée en 2020 par ICT Formation professionnelle Suisse sur les professionnels des TIC: https://www.ict-berufsbildung.ch/index.html?id=82&nid=54.

[3] En raison de la crise du coronavirus, les contingents n’ont exceptionnellement pas pu être épuisés au cours des dernières années.En raison de la crise du coronavirus, les contingents n’ont exceptionnellement pas pu être épuisés au cours des dernières années.

« L’éducation est non pas une préparation à la vie, l’éducation est la vie même. » 

– John Dewey

A l’heure de la transformation digitale de notre société, nos écoles doivent se réinventer. Plus que jamais, des environnements modernes qui stimulent créativité et échanges, qui contournent l’appréhension de l’échec et qui favorisent le meta-apprentissage, sont nécessaires pour équiper nos jeunes citoyen-ne-s avec les connaissances et compétences indispensables au 21ème siècle.

Des questions complexes se posent à ce sujet. Trouver des réponses nécessite de nouvelles approches et un travail interdisciplinaire qui va bien au-délà des ressources internes des écoles d’aujourd’hui. Bien que difficiles, ces défis représentent en même temps une opportunité pour notre société, en rapprochant l’éducation non seulement du progrès technologique, mais en le connectant autant à son essence même: un processus inspirant d’apprentissage pour la vie, pour nous tous.

Encourager des modèles d’éducation ouverts et participatifs

Du fait de la révolution digitale, l’école du futur se doit d’être une structure ouverte, collaborative et participative, dans le respect de la sécurité et de la confidentialité, pour pouvoir intégrer des innovations pédagogiques de manière progressive, autonome et agile.

Pour accélérer la transformation positive de l’école dans un monde digital, de nouvelles stratégies et tactiques sont nécessaires pour soutenir les enseignant-e-s dans leur rôle clé d’acteurs du changement. Plutôt que de leur mettre à disposition des outils informatiques et de leur demander de les maîtriser, il s’agit de leur permettre de co-créer et de faciliter l’accès à une expertise digitale qui puisse compléter, sur des bases pédagogiques solides, les besoins spécifiques dans la salle de classe et s’ajouter au systèmes déjà existants, propres à l’école. 

Créer des écosystèmes pour faciliter l’innovation dans l’éducation

Tels que les CEOs dans des entreprises, les enseignant-e-s du 21ème siècle se doivent être non seulement bien formés, mais aussi inspirés, entourés et conseillés par des équipes d’experts avec des informations pertinentes, correctes et fiables. Pouvoir exceller dans un des plus importants métiers de notre société demandera, à part des formations sur mesure, aussi une reconnaissance publique plus importante de leur travail.

Une transformation positive de l’école au 21ème siècle peut être accélérée au travers de collaborations en écosystèmes comprenant des éducateurs, des experts, des entrepreneurs et des décideurs, sur lesquels les enseignant-e-s peuvent s’appuyer pour innover dans la salle de classe.

La Suisse comme centre d’innovation mondiale en éducation

Avec une communauté croissante d’innovateurs en éducation, en s’appuyant sur ses institutions technologiques et pédagogiques de premier rang, la Suisse occupe une position unique. Cela devrait lui permettre de devenir un centre mondial de l’innovation en matière d’éducation, non seulement dans l’enseignement supérieur, mais aussi avec la petite enfance, ainsi que dans l’enseignement primaire et secondaire.

L’initiative Spotlight Suisse – Transformation Digitale à l ‘École* qui a démarré cette année, adhère précisément à ces objectifs. D’un côté il s’agit de compiler et de soutenir les bonnes pratiques émergeantes proposées par des enseignant-e-s qui s’engagent dans la transformation de l’école dans l’age numérique, de l’autre le but est de partager des idées réalisables avec le publique et la communauté d’éducateurs, locale et internationale.

* Spotlight Suisse – Transformation Digitale à l’Ecole est une initiative de We Are Play Lab Foundation, HundrED, Gebert Rüf Stiftung, Jacobs Foundation, Stiftung Mercator Schweiz, Beisheim Stiftung, digitalswitzerland next generation et Pädagogische Hochschule Zürich. Les premiers 10 projets Spotlight Suisse vont être présentés au public le 30 octobre 2019, à l’occasion de l’évènement exclusif pour les éducateurs Campus Seminar.

Depuis cent ans, l’outillage aéronautique se limite en grande partie aux outils manuels utilisés par les mécaniciens pour entretenir et réparer les appareils. En parlant d’outils, nous imaginons volontiers des tournevis ou clés à molette disposés dans une boîte à outils rouge. Bien que ces outils jouent toujours un rôle crucial dans le travail quotidien d’un mécanicien, ils sont aujourd’hui complétés par des outils numériques – toute une série d’applications logicielles qui fournissent au mécanicien des informations techniques et lui offrent des possibilités de communication. Aujourd’hui, les outils physiques et numériques sont des outils essentiels à la maintenance aéronautique.

Notre équipe, l’Application Management, fait partie du département technique de SWISS. Nous assurons le support et la maintenance des différentes solutions numériques liées à la maintenance de nos avions. Nous travaillons en étroite collaboration avec les utilisateurs finaux tels que les mécaniciens afin de comprendre leurs besoins et leur fournir une assistance sur place. Toutes nos solutions sont développées en externe. De plus, nous collaborons étroitement avec nos fournisseurs pour détecter d’éventuelles erreurs ou développer de nouvelles idées sur la base des retours de nos utilisateurs et des derniers développements technologiques. Nous coordonnons et réalisons en outre des mises à niveau de systèmes et mettons en place de nouvelles solutions numériques.

Notre application centrale s’appelle AMOS – une suite logicielle qui couvre plusieurs domaines de la maintenance aéronautique, tels que la construction, la gestion du matériel, la logistique et la planification. Nous résolvons les problèmes techniques, gérons les droits d’accès de nos utilisateurs et rédigeons les spécifications fonctionnelles, p.ex. pour les nouveaux développements. Par ailleurs, nous sommes en règle générale responsables de la haute disponibilité du système et de la qualité des données. Si AMOS ne devait pas être disponible plusieurs heures, cela pourrait rapidement engendrer des retards ou même des annulations de vols.

Moins de papier et moins de poids

Nous sommes aussi responsables d’une autre application : CROSSMOS – un journal de bord électronique installé dans chaque avion SWISS. En 2015, tous les appareils SWISS étaient encore équipés d’un journal de bord traditionnel dans lequel les équipages et les mécaniciens consignaient les problèmes techniques au stylo. Des copies carbone étaient remises en mains propres aux divers départements afin que toutes les personnes intéressées disposent des informations requises. Tout cela a changé en 2016 lorsque les journaux de bord traditionnels ont été remplacés par une solution numérique – deux tablettes (une dans le cockpit et une dans la cabine) équipées de CROSSMOS, une application logicielle qui numérise le journal de bord technique. Nous travaillons actuellement à l’introduction de la prochaine génération de journaux de bord électroniques qui comprend plus de 400 nouvelles tablettes plus rapides, ainsi que diverses améliorations logicielles, telles que des visualisations plus détaillées de l’agencement de la cabine.

Du microfilm à la tablette

Auparavant, les manuels de maintenance des avions étaient uniquement disponibles au format papier et contenaient des milliers de pages pour un seul type d’avion. Les microfilms constituaient déjà une évolution, mais la possibilité de consulter les instructions sur un PC a permis d’améliorer nettement l’efficacité. À l’origine, cette opération nécessitait des CD-ROM, mais il existe aujourd’hui des solutions qui permettent au mécanicien aéronautique de consulter les manuels de maintenance en ligne sur son ordinateur portable. Cette année, nous introduisons une nouvelle solution spécialement optimisée pour l’affichage des instructions de maintenance sur tablette. Les mécaniciens peuvent ainsi accéder plus rapidement et plus intuitivement aux manuels et tableaux de maintenance.

Notre équipe est responsable du fonctionnement et de la mise à jour constante des tablettes. Celles-ci sont contrôlées à distance à l’aide d’un logiciel de gestion des périphériques. Nous aidons aussi régulièrement les mécaniciens à identifier et résoudre les problèmes lorsqu’ils travaillent sur un avion.

Environ 500 mécaniciens aéronautiques sont employés à l’aéroport de ZRH, la plaque tournante principale de SWISS. Ils s’occupent de la maintenance et de la réparation de la flotte. En 2017, nous avons introduit GroundStar, un outil d’affectation des ressources qui permet à une personne de répartir optimalement les tâches de maintenance entre les mécaniciens en service, en tenant compte de leur qualification, de leur disponibilité et du site d’intervention. Chaque mécanicien est équipé d’un smartphone et reçoit ainsi des informations sur les tâches à effectuer sur chaque avion.

Le potentiel de la numérisation dans la maintenance aéronautique

Les outils numériques sont déjà utilisés dans de nombreux domaines du département technique de SWISS, mais nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements du processus de numérisation. Notre premier objectif est de totalement dématérialiser nos processus de maintenance. Cette démarche s’inscrit non seulement dans une optique de durabilité, mais a également pour but d’améliorer la qualité globale des données et d’augmenter la rapidité de transmission des informations. Les processus zéro papier constituent par ailleurs la base de la mise en œuvre de nouvelles technologies telles que la réalité augmentée et l’intelligence artificielle. Nous nous réjouissons d’ores et déjà de nous lancer dans cette nouvelle aventure.

Swiss – Pourquoi nous participons – #SwissDigitalDay